Mbam’Art 2017 : Discours du Maire de la Commune de Bafia

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Mbam’Art 2017 : Discours du Maire de la Commune de Bafi

  • Excellence Monsieur le Ministre des Arts et de la Culture ;
  • Excellence Monsieur le Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ;
  • Monsieur le Préfet du département du Mbam et Inoubou, représentant personnel de Monsieur le Gouverneur de la Région du Centre ;
  • Madame et Messieurs les Préfets du département du Koung-Khi,  du Mbam et Kim et de la Mifi ;
  • Messieurs les Sous-Préfets des arrondissements du grand Mbam ;
  • Sa Majesté El Hadj Ibrahim Mbombo Njoya, Sultan Roi des Bamoun ;
  • Sa Majesté Sombo Kathou, Chef Supérieur des Sanaga, Ndjanti, Baveuk et assimilés ;
  • Sa Majesté Ibrahim Gah II, Roi de Bankim ;
  • Sa Majesté le Fon Binglo II, Roi de Nsôh ;
  • Leurs majestés les chefs traditionnels du grand Mbam ;
  • Madame, Monsieur les Sénateurs du grand Mbam ;
  • Honorables Députés à l’Assemblée Nationale ;
  • Monsieur le Président de la Coordination départementale du RDPC dans le Mbam et Inoubou ;
  • Madame, Mesdames, les Maires des Communes du grand Mbam ;
  • Monsieur le Président du Bureau Exécutif de Mbam’Art ;
  • Messieurs les Directeur Généraux des sociétés d’Etat ;
  • Autorités administratives, judiciaires du département du Mbam et Inoubou ;
  • Distingués membres du Cercle des Amis du Cameroun (CERAC) ;
  • Elites intérieures et extérieures du grand Mbam ;
  • Distingués artistes et artisans du grand Mbam ;
  • Populations du département du grand Mbam ;
  • Distingués invités d’ici et d’ailleurs ;
  • Mesdames, Messieurs ;
  • Très chers festivaliers ;

Je saisis avec joie et allégresse l’opportunité qui m’est offerte de m’adresser à vous en cette circonstance festive que nous offre le festival artistique et culturel du peuple mbamois baptisé « Mbam’Art rendu cette année à sa  8ème édition.

 Qu’il me soit permis, dès lors, d’adresser les vœux de bienvenue de l’ensemble des populations de notre cité à toutes les délégations qui se sont rassemblées ici, place des fêtes de la Commune de Bafia, dans le cadre de l’ouverture solennelle de ce festival dans la ville de Bafia.

Je voudrais tout spécialement me tourner vers Son Excellence Monsieur le Ministre des Arts et de la Culture, le Pr Narcisse Mouelle Kombi, pour lui souhaiter, à lui-même ainsi qu’à la prestigieuse délégation qui l’accompagne, une très chaleureuse bienvenue à Bafia ainsi qu’un agréable séjour parmi nous.

Je ne saurais omettre de souhaiter une tout aussi chaleureuse bienvenue à Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle qui nous a fait l’immense amitié d’effectuer le déplacement du grand Mbam pour prendre personnellement part au Festival Mbam’Art.

Excellences Messieurs les Ministres,

Le peuple mbamois, à travers ma modeste personne, vous est infiniment reconnaissant pour votre élan du cœur. Et pour avoir accepté l’invitation au Festival Mbam’Art, rendu à sa huitième édition cette année, le peuple Bafia, par ma voix, vous fait citoyens d’honneur de notre cité.

Permettez-moi également d’adresser les vœux de bienvenue de tout le peuple mbamois à un hôte de marque dont la présence parmi nous nous honore et rehausse l’éclat de ce festival, j’ai nommé Sa Majesté El Hadj Ibrahim Mbombo Njoya, Roi des Bamoun. Majesté, le peuple mbamois est ravi de la présence au Festival Mbam’Art de tout le peuple Bamoun à travers le plus grand de nos « Mandjara » que vous êtes.

A votre suite, je voudrais souhaiter une très chaleureuse bienvenue à Sa Majesté Sombo Kathou, Chef Supérieur des Sanaga, Ndjanti, Baveuk et assimilés, lui qui rehausse de sa présence le Festival Mbam’Art qui se déroule en ce moment.

Au même titre que vous, je m’en voudrais de ne pas souhaiter une très chaleureuse bienvenue à leurs Majestés Ibrahim Gah II, Roi de Bankim ainsi qu’au Fon Binglo II, Roi des Nsoh, dans le Nord-Ouest.

Majestés,

Le fait que vous ayez décidé de prendre personnellement part au Festival Mbam’Art montre à suffisance que vous accordez une importance toute particulière aux phénomènes culturels qui constituent un élément essentiel de la grandeur de notre cher et beau pays, le Cameroun.

Mesdames, Messieurs,

Très chers festivaliers,

La ville de Bafia est très honorée d’accueillir l’un des plus grands, sinon le plus grand festival des arts et de la culture du Cameroun. En effet, le Festival Mbam’Art a été à l’avant-garde de tous les autres festivals des arts et de la culture qui se tiennent dans  notre pays. Voilà pourquoi je ne tarirais jamais d’éloges envers son promoteur, ou mieux, son Président Exécutif, j’ai nommé Moute à Bidias Camille, lui qui se donne à fond et qui est prêt à aller jusqu’au sacrifice suprême pour la défense de la cause mbamoise tant à l’intérieur du triangle national qu’à travers le monde.

Ce travail remarquable ne saurait être fait si le Président Moute à Bidias Camille n’avait autour de lui une équipe de choc qui abat un travail de titans dans l’ombre. Que l’ensemble des membres de cette équipe en soient solennellement remerciés ici.

Mesdames, Messieurs,

Très chers festivaliers,

Je voudrais vous dire, à ce stade de mon allocution, que la ville de Bafia qui est l’une des localités qui ont eu l’honneur d’abriter le Festival Mbam’Art (8ème édition) est peuplée d’hommes et de femmes affables et hospitaliers. Ici se côtoient des peuples d’horizons divers aux croyances diverses qui vivent en parfaite harmonie.

La ville de Bafia présente des atouts considérables, tant sur le plan humain, physique, économique, touristique que social, toutes choses qui font d’elle une ville qui s’apprête à accueillir le chef-lieu d’une région : la région du Mbam que j’appelle de tous mes vœux.

Je n’ai aucune peine à imaginer que les innombrables amoureux de la culture, qui se sont donné rendez-vous chez nous, dans le cadre du Festival Mbam’Art, mettront à profit leur séjour ici pour goûter aux délices de notre grand et beau département.

Ceci est d’autant plus vrai que la grande famille mbamoise, pendant une semaine, aura l’occasion de montrer à la face du monde tout son trésor culturel et artistique. Ce sera ainsi le lieu pour les milliers de festivaliers de découvrir le grand Mbam dans sa diversité culturelle et artistique. La danse traditionnelle, la musique, la sculpture, la vannerie, l’architecture, la cuisine, le vin, le port vestimentaire, etc. meubleront le temps des festivaliers qui ne verront pas passer le temps.

J’inviterais d’ailleurs Leurs Excellences Messieurs les Ministres des Arts et de la Culture, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, ainsi que les différents festivaliers, à ne pas rentrer de Bafia sans goûter, non seulement au safou de Makénéné, à l’entrée ; comme plat de résistance, vous aurez le choix entre le « Kipen ki bazi » au « Bitosso », un mets traditionnel bafia qui a une succulence exceptionnelle ; le couscous de manioc accompagné du « Buffalo » des Sanaga, le « Bin » accompagné du couscous de maïs des Yambetta ; et à la « sauce noire » des Banen accompagnée du « taro pilé » qu’on appelle en langue vernaculaire « Epande. » Et vous aurez tout le loisir de déguster l’ananas de Bokito à la sortie. Tout ceci arrosé au « Numpé » d’Ombessa.

Quand vous l’aurez fait, vous vous ferez une idée, par vous-mêmes, des secrets de l’art culinaire de chez nous, et pour tout dire, du charme des Mbamois.

A la fin du festival, je souhaiterais que chacun de vous dise ce qu’il aura ressenti face à la diversité et à la richesse culturelles mbamoises. Je peux me permettre de croire que ce sera un sentiment d’émerveillement qui vous animera.

Mesdames, Messieurs,

Très chers festivaliers,

Sans faire la fine bouche et sans verser dans une autoglorification puérile, je peux clamer haut et fort que le Mbam, dans toutes ses composantes, est un don du ciel. Le Festival Mbam’Art vient à point nommé pour le confirmer à la face du monde. Pendant quasiment une semaine, la culture mbamoise sera visitée et revisitée dans son passé, son présent et explorée dans son avenir. C’est ici que se pose véritablement le problème de la survivance de nos valeurs culturelles traditionnelles face à la mondialisation rampante.

En effet, si l’on s’en tient au seul cas de la danse traditionnelle mbamoise, je dois avouer qu’elle a fait des émules. Je citerai plus particulièrement la danse bafia. Cette danse a quasiment fait le tour du monde en allant en Afrique, en Europe, en Amérique et même en Australie ! C’est une danse dynamique, contrairement à ce que certains esprits prétendent, une danse noble pour des hommes et femmes nobles. Pour reprendre une formule chère au célèbre artiste-musicien congolais, Koffi Olomide, cette danse a toujours été imitée, mais elle n’a jamais été égalée.

Aujourd’hui, malheureusement, la danse bafia est en perte de vitesse sans qu’on sache réellement les causes de cette décrépitude. Jadis invitée à tous les festivals et cérémonies officielles, la danse bafia est désormais reléguée aux oubliettes. La danse bafia est malheureusement devenue un accessoire dont on se passe allègrement sans que cela n’émeuve personne.

Je saisis alors la tribune qui m’est offerte pour me tourner vers S.E. Monsieur le Ministre des Arts et de la Culture, le Pr Narcisse Mouelle Kombi, ici présent, pour attirer son attention sur ce grave manquement dont la danse bafia est victime. Puissiez-vous alors, Excellence Monsieur le Ministre, vous pencher sur le cas de la danse bafia qui compte énormément sur votre action pour retrouver ses lettres de noblesse. Je ne doute pas un seul instant, connaissant votre attachement au phénomène culturel, et eu égard à toutes les mesures que vous avez prises jusqu’ici pour la promotion du riche patrimoine culturel national, je ne doute pas un seul instant, disais-je, de votre volonté à faire quelque chose pour rendre ses lettres de noblesse à la danse bafia.

D’autre part, sans rester dans le registre de la victimisation, je voudrais relever un phénomène qui devrait collectivement nous faire réfléchir. Je voudrais parler de nos langues maternelles. Ici, Mesdames, Messieurs, le tableau est des plus tristes. Nous avons honte de nos langues aujourd’hui. Peut-être est-ce un effet de mode, nous parlons quasiment tous le français à nos enfants à la maison. Sans en mesurer la portée, nous sombrons dans un mimétisme qui nous rend esclaves de la culture des autres. Nos cultures ancestrales sont reléguées aux calendres grecques. La conséquence en est que nous formons des citoyens sans repères réels. Comment pourrons-nous parvenir à un développement effectif si nous nous dépouillons de nos valeurs culturelles et traditionnelles ? Que pourrons-nous apporter dans le panier de la civilisation de l’universel dont parlait si opportunément feu le poète-président Léopold Sédar Senghor ?

Mesdames, Messieurs,

Je souhaite vivement qu’ensemble nous fassions une introspection profonde pour trouver remède à cette situation qui fait de nous des êtres acculturés qui embrassent l’autre en s’oubliant soi-même. Je souhaite vivement que chacun de nous tous ici présents prenne au sérieux la question culturelle mbamoise afin de tout mettre en œuvre pour promouvoir nos cultures et traditions qui sont le socle essentiel de la grandeur d’une nation.

C’est sur ce vœu que je vais ponctuer mon propos. Cependant je ne saurais le faire sans vous réitérer mes vœux de bienvenue à Bafia. Que votre séjour ici soit des plus agréables. Bon festival à tous.

Vive le Festival Mbam’Art ;

Vive la Commune de Bafia ;

Vive le département du Mbam et Inoubou ;

Vive le Cameroun et son illustre chef, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya, qui met tout en œuvre pour l’émergence culturelle du Cameroun.

Je vous remercie pour votre bienveillante attention.

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Publié dans Activités de l'ONG Mbam'Art, Mbam'Art 2017

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