Mbam’Art 2017 : Discours du Ministre des Arts et de la Culture

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Mbam’Art 2017 : Discours du Ministre des Arts et de la Culture

Mesdames et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Gouverneur de la Région du Centre ;
Monsieur le Préfet du Département du Mbam-et-Inoubou ;
Monsieur le Préfet du Département du Mbam et Kim ;
Messieurs les Sous-préfets du Grand Mbam .
Leurs Majestés les rois de Bamoun, de Bankim et de Banso
Monsieur Le Président de l’Association des Fons du Nord-Ouest
Leurs Majestés les Rois et Chefs traditionnels du Mbam et d’ailleurs ici présents ;
Patriarches du Grand Mbam ;
Honorables Ba-Mbombocks ;
Messieurs les Sénateurs et Honorables Députés à l’Assemblée Nationale ;
Monsieur les Maires de la Commune de Bafia et de Ngambé Tikar ;
Madame, Messieurs les Maires du Mbam,
Monsieur le Président Exécutif de Mbam’Art et Développement ;
Mesdames, Messieurs les autorités religieuses du Grand Mbam ;
Distingués invités ;
Mesdames, Messieurs ; Chers Festivaliers ;

Devrais-je vous faire part du sentiment qui m’habite en la qualité qui me fait vous tenir ce discours ici et maintenant ? J’évoquerais comme un miracle des festivals. Espaces de convivialité et de cordialité. Lieux de fraternité et de solidarité. Vecteur de partage et d’échanges, les festivals permettent de créer des symbioses et des osmoses, c’est-à-dire des communions et des coalitions humaines autour d’un idéal de valeurs. Ces valeurs sont portées, transportées par la culture. Le Cameroun, nous le savons, est une grande et belle nation de culture.

La culture dont l’une des missions les plus nobles est de faire émerger sur la terre des hommes, l’empire de la paix et de la beauté. Promouvoir un monde plus harmonieux, sur la base de la tolérance, du respect des différences et de la compréhension mutuelle, selon un crédo cher à I’UNESCO. Faire germer des émotions et des jubilations autour des créations inspirées par le génie des hommes, des communautés, des peuples et des nations. Autant d’idéaux auxquels le Festival Mbam’art essaie, dans sa manifestation et son organisation, d’apporter sa part de résonance.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Le thème de la présente édition du Mbam’art, la 8ème, Jeunesse et développement est de ceux qui chantent et qui enchantent. Il chante la nécessité d’un festival culturel qui, d’année en année, acquiert en crédibilité et en notoriété. Il enchante ceux qui, comme nous voient en la culture un gisement de potentialités et de ressources susceptibles d’être mobilisées, efficacement pour la croissance économique, pour le progrès social, en un mot pour le développement. Pour l’Emergence. Cela, le Chef de l’Etat, le Président Paul Biya a eu à le souligner avec force.

Aussi voudrais-je, remercier, du fond du cœur, !e Comité d’organisation ainsi que !a communauté culturelle Mbamoise pour l’accueil cordial, chaleureux et enthousiaste réservé à la délégation du Ministère des Arts et de la Culture. Le Grand Mbam, entendons les départements du Mbam et Kim et du Mbam et lnoubou, nous le savons, est terre de générosité et d’hospitalité. Il est aussi terre de confluences et de convergences.

Situé à la confluence des 4 grandes aires culturelles du Cameroun : parce que ancré dans l’aire Beti Fang, il est limitrophe du Littoral dans l’aire Sawa, de l’Ouest, dans l’aire Grassfields et de I’Adamaoua, dans l’aire Soudano-Sahélienne. Le Mbam est un carrefour des cultures et des patrimoines. Un territoire de convergences entre différentes composantes sociologiques de !a fabuleuse mosaïque ethnique du Cameroun. En témoigne sa grande diversité ethnique, mettant en présence une mosaïque de 9 groupes ethniques (Bafia, Banen, Baveuk, Ndjanti, Nyokon, Ossananga, Tikar, Babouté, Yambassa) parlant de multiples langues et dialectes. La Sanaga, le plus long fleuve du

Cameroun, ne l’oublions pas, tire son nom d’une des tribus du Grand Mbam, les Sanaga. Et ce fleuve a comme affluents le Mbam, le Noun et bien d’autres cours d’eau qui irriguent au moins 5 régions de notre pays. D’où la parentèle Mandjara incluant les Bafia, Bamoun et Banso. Ainsi va le Cameroun. Ainsi est le Cameroun avec ses aires culturelles transcendant les divisions et les clivages artificiels entre anglophones et francophones. D’où aussi l’intérêt du Mbam’Art qui a vocation à rassembler ce qui peut paraître épars. Ceci en résonance et en cohérence avec l’idée, magistralement défendue par le Chef de l’Etat, le Président Paul Biya, dans son ouvrage Pour le libéralisme communautaire selon

laquelle, la culture est le ciment solidifiant, l’aliment fortifiant de l’unité. La culture, vecteur de l’intégration nationale, trouve un terreau fertile dans des évènements comme le festival qui nous rassemble aujourd’hui.

La culture, sans laquelle il n’y a point de futur. Le futur, qui ne peut se concevoir sans la culture. La 8ème édition du grand Festival culturel Mbam’Art nous donne l’heureuse occasion de rappeler une fois de plus cet idéal de multiculturalisme prôné par le Président Paul Biya.

Ce multiculturalisme qui se veut incandescent. Incandescent, le multiculturalisme permet d’entretenir brûlante et brillante, généreuse et chaleureuse, la flamme du vivre ensemble harmonieux. Il permet de réchauffer les liens entre les différentes composantes de la mosaïque ethnique camerounaise en vue d’asseoir sa cohésion et son harmonie, dans la paix, la concorde et la prospérité partagées, au-delà des clivages inhérents à l’hétérogénéité tribale et linguistique.

Ce multiculturalisme n’est pas synonyme d’un multi communautarisme froid et fermé. ll n’est pas vecteur de repli sur soi, d’entre soi ou d’exaltation des micros identités ou des singularités communautaires, au détriment de l’intégration nationale. Il n’est pas fermeture ou clôture contre l’autre. Il est ouverture et embrasure en faveur de l’autre.

Car le Cameroun n’est véritablement le Cameroun que s’il sait se nourrir de la force, de sa diversité culturelle dans l’unité. Le Cameroun n’est véritablement le Cameroun que s’il sait se prémunir des frénésies divisionnistes et des hérésies sécessionnistes.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Des départements du Mbam ont émergé de brillants universitaires, hommes de culture et artistes dont la contribution au rayonnement culturel de notre pays est remarquable. L’un de ses artistes, Madame Massan à Biroko sera décoré tout à l’heure. Nombreuses sont ces élites qui ont soutenu et participé à l’organisation du présent festival. Nous les en félicitons. De même adressons-nous nos félicitations à l’ensemble des membres du Comité d’organisation sous l’impulsion dynamique et volontaire de son Président, Monsieur Camille Moutè à Bidias.

Je tiens à dire toute mon admiration aux autorités municipales, aux chefs traditionnels et patriarches de ce qu’il est convenu d’appeler le Grand Mbam dont l’action en faveur du Festival Mbam’art témoigne de leur foi inébranlable tant en la nécessité de la sauvegarde de leur patrimoine culturel matériel et immatériel, héritages de leurs traditions ancestrales. Ainsi, la flamme allumée en 1996, date de la première édition, est maintenue dans sa vitalité et sa vivacité. Vitalité et vivacité, mais aussi luminosité. Car la culture se nourrit de la lumière, autant qu’elle entend faire briller au bénéfice du plus grand nombre la lumière de la créativité et du génie humain.

Le Général de Gaulle confiait à André Malraux, son premier Ministre de la Culture, la  mission de rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité, et d’abord de la France, au plus grand nombre possible de Français d’assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel et de favoriser la création de l’art et de l’esprit qui l’enrichisse ».

Mesdames et Messieurs, au niveau national, la tenue du festival « Mbam’Art »et autres rendez-vous culturels répondent admirablement à l’appel du Président de la République, Son Excellence Paul Biya qui, dans son célèbre livre-programme Pour le libéralisme communautaire, nous invite à « cultiver cette connivence culturelle ou chaque ethnie apporte de ce qu’elle détient d’excellent pour l’édification d’une culture nationale».

Ainsi, votre festival permet-il de lier la gerbe des originalités ethniques du Grand Mbam pour porter, pour apporter sa part à la construction et à l’épanouissement de la culture camerounaise.

Monsieur le Président de Mbam’Art et Développement, vous venez de citer, sans être exhaustif, des réalisations de votre Association. Je les apprécie, vous félicite, vous encourage et vous engage à continuer sur votre lancée. Vous devez continuer à chercher les voies et moyens de la pérennisation et de la valorisation du riche patrimoine culturel de vos terroirs, en résonance avec l’inventaire général du patrimoine engagé par le Ministère des Arts et de la Culture. La présente édition donne aux festivaliers le loisir de découvrir une partie des multiples facettes de cette richesse culturelle toute cette semaine palpitante commencée à Ngambé-Tikar et qui se poursuit aujourd’hui à Bafia.

Le programme des festivités offre en effet un éventail significatif, une panoplie d’activités, toutes très attrayantes. La visite des tranchées historiques de Ngambé-Tikar, la conférence scientifique, la marche fraternelle, l’élection de miss Mbam’Art 2017, qui ont déjà eu lieu et qu’on poursuit avec l’exposition des oeuvres d’art, le mini-comice agro-pastoral, l’art culinaire ancestral.

Cher peuple culturel du Mbam ;

En s’inspirant de nos traditions, socles de nos identités culturelles, nous pouvons mieux servir le progrès. Ces traditions nous relient à nos terroirs, à nos mémoires collectives, à notre histoire commune.

Le triomphe de la culture pour l’unité et de l’unité par la culture, voilà ce qui nous réunit ici aujourd’hui, dans le cadre de la 8è' » édition du festival Mbam’Art dont je déclare, solennellement l’ouverture.

Pour que la paix et la prospérité soient sur le grand Mbam,
Pour que Vive la diversité culturelle camerounaise,
Vive le Cameroun et son illustre chef, le Président Paul Biya.

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Publié dans Activités de l'ONG Mbam'Art, Mbam'Art 2017

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