Grand Mbam

CONFIGURATION ADMINISTRATIVE

Le Grand Mbam est situé dans la Région du Centre. Il est  limité au Nord par les départements du Mayo Banyo et  du Djérem, au Sud par ceux de la Sanaga  Maritime  et de la Lékié, à l’Est par ceux du  Lom et Djérem et de  la Haute Sanaga, à l’Ouest  par ceux du Nkam, du Ndé et du Noun.

Il comprend deux départements, le département du Mbam et Inoubou  dont le chef lieu est Bafia, et celui du Mbam et Kim dont le chef lieu est Ntui.

Carte-Mbam

Le Grand Mbam administratif

Le département du Mbam et Inoubou compte huit arrondissements :

  • Bafia
  • Bokito
  • Ndikinimeki
  • Makenene
  • Nitoukou
  • Ombessa
  • Kon-Yambetta
  • Kiki

Le département du Mbam et Kim compte quatre arrondissements :

  • Ntui
  • Yoko
  • Ngambe-Tikar
  • Ngoro

CONFIGURATION PHYSIQUE ET GEOGRAPHIQUE

Le Grand Mbam située entre 4° et 6° de latitude  nord et 10°5 et 12° de longitude  est un quadrilatère de 34.600 Km2, couvert par la majeure partie du plateau sud camerounais partie  intégrante   du  plateau continental africain, socle précambrien très ancien (plus de 4.700 milliards d’années),  roches  granito-gneissiques  très rigides.

Relief et hydrographie

La  région recouvre des zones d’aspects très différents : plateaux, savanes, galeries   forestières, forêts denses, montagnes à pentes rapides, falaises escarpées, vallées très enfoncées en dents de scie, mais aussi des formes plus douces, des surfaces plates, des  croupes arrondies en forme de pitons  aux sommets rocheux ; enfin des ondulations molles. Les   formations sédimentaires très variées en âge et en nature (schiste, marnes,     argiles, vases, alluvions, calcaire,    etc.) se retrouvent    dans   les   bassins abondamment  arrosés  par des cours d’eau.

  • le Makombé, (et ses tributaires le Nihep, la Molo, l’Inoubou) ;
  • la  Dibamba, constituée par les hauts cours de ses affluents de la rive droite : Ebo et Ekom ;
  • la Sanaga, fleuve le plus long  du Cameroun (916  Km), alimentée par une multitude    d’affluents :  Vina, Lom, Djim, Mbam,Lebamo,  Liwa, Djouel ;
  • le Mbam,  le plus grand affluent  de la Sanaga  avec ses tributaires :   Maya Banyo, Mayo Darlé, Kim. Dourné, Kong, Ndim,  Noun. Ce dernier  ayant pour  affluents : Baleng, Tonga, Manoui,  Makénéné.

Climat

Le climat de type subtropical, avec une température moyenne de 24° C à deux nuances principales :

  • un  climat   guinéen   ou’ équatorial classique  avec deux saisons  humides et   deux   saisons  sèches d’inégale durée, présent dans le grand  Sud ;
  • un climat  de transition  au nord  de la région (ligne horizontale Ngoro­ Nguila), avec la petite  saison  sèche qui disparaît progressivement   et la saison  de pluie  de plus de six mois.

Végétation

Le Grand Mbam est une région agro-écologique. Son relief varié, favorise le    développement, d’une activité agricole très diversifiée. La vie végétale est  extraordinairement riche de beautés et de variétés : la forêt primaire, dense, ombrophile à l’extrême sud, la forêt  secondaire, avec  des  essences de lumière et  de sous-bois épais,  une zone des savanes (savane herbeuse, forêts galeries  denses  le long des   cours d’eau,  savane  arborée), et enfin  des formations  herbeuses.

CONFIGUATION HUMAINE ET LINGUISTIQUE

Migrations

Parmi les populations du Grand Mbam, le groupe le plus ancien est celui des pygmées.  Ces  peuples  proviennent de la vallée du haut Nil. Du bassin du lac  Tchad  et  du  nord  du  plateau Baoutchi au Nigeria; elles ont occupé  progressivement   leurs  habitats actuels du 14ème au 18ème siècle. Dans une première migration bantou au  15ème siècle faite  de plusieurs vagues  successives,  ont  figuré  les Basaa, les Basoo, les Bakoko, les Bekpak (Bafia), les Yambassa, les Banen, les Nyokon, les Yambetta, les Lémandé, avec  l’un des  lieux de  séjour plus long, Ngoklituba dans l’actuel pays bassa. D’autres ethnies venues au 18ème siècle de l’Adamaoua, constituées des  Beti-Pahouin, autrement appelés les Fang-Beti, est le deuxième grand groupe bantou constitué de plusieurs ethnies dont les Bati-Ossananga, parlant une langue commune, le bati ; les Babouté sont venus eux probablement  de Meiganga    et ont »   coloni » les régions de Yoko, Limbé, Ntui, Ngoro,  fraîchement   occupées  par les Bati-ossananga.

Populations et langues

D’une projection en 1998 de l’ordre de 300 000 âmes, soit 10 habitants/km2, la majorité des huit groupes ethniques du Grand Mbam se rattache à la famille Bantou, constituée des groupes Bafia (Bekpag, Fanga, Bâlom,  Bangong) , Tikar, Yambassa, Elip, les Bati Ossananga ou Oki-Ossananga. Les pygmées cohabitent avec les Tikar dans la zone de dépression du Mbam.

La majorité de la population est rurale à près de 80%, mais  le  processus d’urbanisation  s’accélère : Bafia, Chef-lieu du Mbam et lnoubou compte 70.000 habitants environ, Makénéné a suivi la même progression avec 12.000  habitants, grâce aux différents mouvements migratoires venus de l’ouest et du Nord­ Ouest du pays.

On dénombre huit langues dans le grand Mbam  : le rikpag (parlé des Bafia), le gunu (des Yambassa), le luki  (des bati-ossananga que  comprennent les baveuk), le tunen ( des banen que comprennent les nyokon), le tumu  (des Tikar adopté  par  les pygmées), le baletta (des clans Yambetta), le lémandé (des lémandés), le vuté ou buté (des babouté).

Tous les parlers, font partie des langues bantou du bassin du  Congo (branche centrale de la ligne linguistique  négritique du groupe Niger Kordofanien dans la famille Niger Congo.

La diversité des populations  limitrophes au Grand Mbam a favorisé  l’existence  ou la création des  variantes   linguistiques intermédiaires. La plupart des aires linguistiques du Grand Mbam découlent des cantons  qui constituent  cette  grande  aire airtistico-culturelle.

Dans le Mbam Sud par exemple, l’on retrouve six aires de langues du groupe Bafia à l’intérieur desquelles l’on retrouve des dialectes : la langue Balom a par exemple trois dialectes.

Au Nord : Les aires vuté

  • Langue marnbiloïde chez les Babouté. Elle est divisée en cinq dialectes : Kumbev, Nugan, Nujum, Nudoo, Ngoro.
  • Langue  Tikar. Elle est di visée en 3 dialectes : Tige, Kong, Nditam.

Au Sud :

1- Les aires Bafia

  • Dhipak   chez  les  Bekpak   dit  Bafia,
  • Dhiiké  des Beke  de Kiki,  Mouko  et Bitang
  • Dhipéi   chez   les   Fanga   dit   Bapei,
  • Dhifag  des Fack dit Balom,
  • Hijuk  du quartier  isolé de Niki.

2 – Les aires des onze des douze langues bantou du Grand Mbam (la douzième étant le  Léti parlé dans la Lékié).

A l’Ouest et Est :

  • Ni  Nyo’o des Nyokon,
  • Tunen   des Banen divisé en 3 dialectes,
  • Nulibié  des Belip   dits  Elips, Nuyanben d’une partie des Yambassa dits Yangben,
  • Mma’ala   de  Begni,
  • Nigi des Yambetta,
  • Tuotomp  des Botomp  dits Boneck,
  • Dumbulé de Mbolo,
  • Yambassa   central   divisé   en  3  dia­ lectes
  • Nubaca   des  baca   ou  Yambassa de Bongo,
  • Bati qui empiète sur la Sanaga-Maritime,
  • Tuki   des   Baki divisé  en 6 dialectes,
  • Tugoro  des Aki de Ngoro,
  • Tu Koumbé des Bakombé,
  • Tonga des Bunju,
  • Tutsigno des Batsingo,
  • Tocenga des Tiki dits Batsenga,
  • Tumbélé  les Bambélé.

Enfin dans le Grand Mbam, se trouvent  trois  petits   îlots  de  populations de langue  Beti-Fang détachés du  dialecte   septentrional eki   :  les Feuk et les Yassem parlant le Baveuk.

CONFIGURATION ÉCONOMIQUE

Contexte  général

La population  du Grand Mbam  a une densité  globalement    faible  et  généralement  regroupée    dans   les   villages, laissant  de vastes  espaces  inoccupés et  inexploités.    Un   des  fléaux qui frappent  la région  est le brûlis  systématique    de   la   savane,    orchestré chaque  année  par des populations de chasseurs,  ce  qui  entraîne   la  dégradation  profonde de l’écosystème, voire  parfois  et très  souvent  la  destruction des plantations  et des habitations. La région est traversée  par un axe lourd bitumé qui la rend facilement  accessible  par l’ouest  ou par  le centre.   La   proximité    de   Yaoundé pour   l’écoulement    de   ses   produits agricoles   est  un  atout  considérable pour  le  développement    de  ses  cultures.   Le   réseau  des   pistes   villageoises   n’est   pas   très dense  et  son  état  reste approximatif. Les vastes plaines  qui bordent  les fleuves  Mbam et  Sanaga    sont   inondables ; elles présentent de fortes potentialités. agricoles sous réserve d’aménagements appropriés. Dans   plusieurs   secteurs,  vers Ntui,  Bokito,  Bafia  par exemple,   une  mise  en valeur   partielle    de   la savane  a été  entreprise par  des  sociétés   agro­ industrielles.   Les résultats  varient  d’un  projet à l’autre.  Dans  la partie sud   de   la   région,    le cacao  reste  la principale source de revenus pour les   agriculteurs. Les expériences de      regroupement en Groupement d’Intérêts Communautaire (GIC),    Unions   et Fédérations   sont en passe de devenir un exemple intéressant  en  matière d’organisation   paysanne.

L’élevage du  gros bétail  est embryonnaire.  La pêche  essentiellement  continentale   est pratiquée  dans les  fleuves Mbam,  Sanaga, Kim  et d’autres  petites  rivières.  L’agriculture moderne   comporte   quelques  plantations  industrielles   à l’exemple   de la c.ulture du  tabac   et  d’autres   expériences   intéressantes   dans  la culture du  palmier à  huile,  du  maïs  ou  de l’ananas.

Les  échanges   de  biens   et  services s’effectuent   sur des  marchés  urbains et ruraux qui sont permanents  ou périodiques.  Il y a également  les marchés  saisonniers  ouverts  à l’occasion  des  campagnes   de  cultures   de rentes  et vivrières  à cycle  qui mobilisent revendeurs urbains (bayam­ sellam)   qui  parcourent   des  villages pour  collecter   aux  fins  de  revendre les produits  agricoles.  Tous les marchés ne sont pas formels,  ce qui complique  davantage   la maîtrise   de l’intensité   des   flux   commerciaux.    La demande    solvable    est   le   fait   de quelques      salariés      des     secteurs publics  et privés.

Les ménages  ruraux  fonctionnent   sur la base d’un quasi troc, allant parfois jusqu’aux   travaux  des champs  qui se font par le même  système.  Sur toute l’étendue   du  Mbam,  il  n’existe  plus un seul  guichet  de banque  commercial,  ce qui témoigne  de la faiblesse des   transactions et   de   l’épargne. Progressivement, des   coopératives de   crédit   et   d’épargne    s’installent depuis   ‘quelques  temps    à   Bafia.  Toutefois,   le  décollage   économique du Mbam  repose  sur son potentiel  et ses contraintes.

Le potentiel

La disponibilité   des terres  agricoles, sèches  et humides,   propices   à toute forme  de  culture  est  un  atout  indéniable  pour la région.
L’axe   lourd  Yaoundé – Bafoussam, depuis  sa mise  en exploitationta,  a modifié la        physionomie économique d’Ombessa et de Bafia notamment.
Le réseau d’électricité est assez étendu, il reste cependant inégalement distribué.
Le  réseau téléphonique existe dans les centres urbains tels que Bokito, Ombessa,  Bafia et Ntui.
Les expériences  intéressantes   de quelques entreprises agro-indistrielles (ananas d’Ombessa,  tabac  de Bokito,  palmier à huile de Bafia,  riz à Ntui, Ngoro  et Mbangassina,   etc.).
Quelques centres urbains ou de négoce offrant des services  en matière  d’approvisionnement en  produits de première  nécessité,  de commercialisation de   produits    agricoles, d’administration, de maintenance des équipements.
Une  ressource   humaine jeune,  formée,  ambitieuse   et disponible.
L’émergence  récente  de quelques initiatives  locales  en matière  de caisses d’épargne-crédit.

Les contraintes

Population   de  densité  généralement faible   (3  habitants   au  km2  dans  le Mbam et Kim).
Niveau  d’éducation   entrepreneuriale très faible.
Disponibilité très faible de ressources  humaines  professionnelles.
Revenu    moyen    très   faible    de   la majorité  de la population.
Services  sociaux  de base insuffisants (eau, électricité, téléphone, infrastructures, écoles,  santé etc.).
Absence d’aménagements hydro-agricoles   spécifiques   permettant    la mise en valeur  de plaines  le long des fleuves  et rivières.
Problèmes  fonciers  très complexes.
Surcoûts  systémiques des zones enclavées  en matière de transport, d’approvisionnement,    de commercialisation.

C’est à travers  le management   de ces atouts   et  contraintes   que  le  Mbam pourra transformer  son destin de manière  radicale,  en  se donnant  par ailleurs  des objectifs  précis  dont :

l’amélioration générale de son niveau de production, donc  de revenus, à partir  de l’agriculture,   de l’élevage,  de  l’artisanat   et  des  services dans la région;
l’augmentation    de  la  densité  de  la population  active  dans certaines. parties de la région ;
l’amélioration   de la qualité  des ressources  humaines ;
l’implantation     des   unités   industrielles   structurantes    de  l’espace   et des mentalités.

La   région    du   Mbam   possède    de grandes  potentialités   touristiques   du fait :

de la beauté  exceptionnellement sauvage  de ses sites,
des réserves  naturelles  de chasse dispersées   dans  le  Nord  de  la  région (Ngoro,  Nguila),  lieu de prédilection du tourisme  cynégétique et des possibilités  d’organisation   des   safaris­ tours.
des paysages uniques et féeriques,   des  montagnes   dorsales  ( Bafia  et Bapé) :

  • Don i Tison ou mont Dombara (1150 m à Gouiffé (poste militaire allemand  1910-1912),
  • Mont   Kogo (1500 m) à Biamassè avec des millions de termitières à son sommet,
  • La  grotte de Kadang et  la gorge d’Afaka,
  • Don  ‘iikiton  à Mouken,
  • Monts    Ndoussang et Ndoukan à Bapé (anciens volcans  éteints) et vestiges   de  la  conquête allemande (1900-1905)  et la conquête  française (1916-1920),
  • Dorsale  Lémandé, Monts  Djérémé  à Tchékos  et Ikono  à Osimb  II (1500  rn),
  •  Dorsale Yambetta, Monts Konkidoum (1500 m), gîtes des singes et des phacochères, Kon,  Madong, kon  Edop, Bamoko etc. ,
  • Plateau Banen, Monts  Somo  à Ndikiniméki (ancien emplacement   du poste militaire  allemand),  Mboka  (1500 m) et Nehondo dominent  Ndikiniméki  de plus de 200 m,
  • Plateau    Balôm et   Ngoro, monts Ngoro  au pays  Djanti  à Bata  Deuk (2000m),  d’où  on aperçoit   le Mont­ Fébé  et la dépression  Tikar.
Festival des Arts et de la Culture Mbam’Art 2017
- Date : du 20 au 26 novembre 2017
- Lieu : Ngambé-Tikar & Bafia
- Termes de référence
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- Bon de souscription

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7ème Festival des Arts et de la Culture du Grand Mbam : Mbam’Art 2015
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