Configuration économique du Grand Mbam

Contexte  général

La population  du Grand Mbam  a une densité  globalement    faible  et  généralement  regroupée    dans   les   villages, laissant  de vastes  espaces  inoccupés et  inexploités.    Un   des  fléaux qui frappent  la région  est le brûlis  systématique    de   la   savane,    orchestré chaque  année  par des populations de chasseurs,  ce  qui  entraîne   la  dégradation  profonde de l’écosystème, voire  parfois  et très  souvent  la  destruction des plantations  et des habitations. La région est traversée  par un axe lourd bitumé qui la rend facilement  accessible  par l’ouest  ou par  le centre.   La   proximité    de   Yaoundé pour   l’écoulement    de   ses   produits agricoles   est  un  atout  considérable pour  le  développement    de  ses  cultures.   Le   réseau  des   pistes   villageoises   n’est   pas   très dense  et  son  état  reste approximatif. Les vastes plaines  qui bordent  les fleuves  Mbam et  Sanaga    sont   inondables ; elles présentent de fortes potentialités. agricoles sous réserve d’aménagements appropriés. Dans   plusieurs   secteurs,  vers Ntui,  Bokito,  Bafia  par exemple,   une  mise  en valeur   partielle    de   la savane  a été  entreprise par  des  sociétés   agro­ industrielles.   Les résultats  varient  d’un  projet à l’autre.  Dans  la partie sud   de   la   région,    le cacao  reste  la principale source de revenus pour les   agriculteurs. Les expériences de      regroupement en Groupement d’Intérêts Communautaire (GIC),    Unions   et Fédérations   sont en passe de devenir un exemple intéressant  en  matière d’organisation   paysanne.

L’élevage du  gros bétail  est embryonnaire.  La pêche  essentiellement  continentale   est pratiquée  dans les  fleuves Mbam,  Sanaga, Kim  et d’autres  petites  rivières.  L’agriculture moderne   comporte   quelques  plantations  industrielles   à l’exemple   de la c.ulture du  tabac   et  d’autres   expériences   intéressantes   dans  la culture du  palmier à  huile,  du  maïs  ou  de l’ananas.

Les  échanges   de  biens   et  services s’effectuent   sur des  marchés  urbains et ruraux qui sont permanents  ou périodiques.  Il y a également  les marchés  saisonniers  ouverts  à l’occasion  des  campagnes   de  cultures   de rentes  et vivrières  à cycle  qui mobilisent revendeurs urbains (bayam­ sellam)   qui  parcourent   des  villages pour  collecter   aux  fins  de  revendre les produits  agricoles.  Tous les marchés ne sont pas formels,  ce qui complique  davantage   la maîtrise   de l’intensité   des   flux   commerciaux.    La demande    solvable    est   le   fait   de quelques      salariés      des     secteurs publics  et privés.

Les ménages  ruraux  fonctionnent   sur la base d’un quasi troc, allant parfois jusqu’aux   travaux  des champs  qui se font par le même  système.  Sur toute l’étendue   du  Mbam,  il  n’existe  plus un seul  guichet  de banque  commercial,  ce qui témoigne  de la faiblesse des   transactions et   de   l’épargne. Progressivement, des   coopératives de   crédit   et   d’épargne    s’installent depuis   ‘quelques  temps    à   Bafia.  Toutefois,   le  décollage   économique du Mbam  repose  sur son potentiel  et ses contraintes.

Le potentiel

La disponibilité   des terres  agricoles, sèches  et humides,   propices   à toute forme  de  culture  est  un  atout  indéniable  pour la région.
L’axe   lourd  Yaoundé – Bafoussam, depuis  sa mise  en exploitationta,  a modifié la        physionomie économique d’Ombessa et de Bafia notamment.
Le réseau d’électricité est assez étendu, il reste cependant inégalement distribué.
Le  réseau téléphonique existe dans les centres urbains tels que Bokito, Ombessa,  Bafia et Ntui.
Les expériences  intéressantes   de quelques entreprises agro-indistrielles (ananas d’Ombessa,  tabac  de Bokito,  palmier à huile de Bafia,  riz à Ntui, Ngoro  et Mbangassina,   etc.).
Quelques centres urbains ou de négoce offrant des services  en matière  d’approvisionnement en  produits de première  nécessité,  de commercialisation de   produits    agricoles, d’administration, de maintenance des équipements.
Une  ressource   humaine jeune,  formée,  ambitieuse   et disponible.
L’émergence  récente  de quelques initiatives  locales  en matière  de caisses d’épargne-crédit.

Les contraintes

Population   de  densité  généralement faible   (3  habitants   au  km2  dans  le Mbam et Kim).
Niveau  d’éducation   entrepreneuriale très faible.
Disponibilité très faible de ressources  humaines  professionnelles.
Revenu    moyen    très   faible    de   la majorité  de la population.
Services  sociaux  de base insuffisants (eau, électricité, téléphone, infrastructures, écoles,  santé etc.).
Absence d’aménagements hydro-agricoles   spécifiques   permettant    la mise en valeur  de plaines  le long des fleuves  et rivières.
Problèmes  fonciers  très complexes.
Surcoûts  systémiques des zones enclavées  en matière de transport, d’approvisionnement,    de commercialisation.

C’est à travers  le management   de ces atouts   et  contraintes   que  le  Mbam pourra transformer  son destin de manière  radicale,  en  se donnant  par ailleurs  des objectifs  précis  dont :

l’amélioration générale de son niveau de production, donc  de revenus, à partir  de l’agriculture,   de l’élevage,  de  l’artisanat   et  des  services dans la région;
l’augmentation    de  la  densité  de  la population  active  dans certaines. parties de la région ;
l’amélioration   de la qualité  des ressources  humaines ;
l’implantation     des   unités   industrielles   structurantes    de  l’espace   et des mentalités.

La   région    du   Mbam   possède    de grandes  potentialités   touristiques   du fait :

de la beauté  exceptionnellement sauvage  de ses sites,
des réserves  naturelles  de chasse dispersées   dans  le  Nord  de  la  région (Ngoro,  Nguila),  lieu de prédilection du tourisme  cynégétique et des possibilités  d’organisation   des   safaris­ tours.
des paysages uniques et féeriques,   des  montagnes   dorsales  ( Bafia  et Bapé) :

  • Don i Tison ou mont Dombara (1150 m à Gouiffé (poste militaire allemand  1910-1912),
  • Mont   Kogo (1500 m) à Biamassè avec des millions de termitières à son sommet,
  • La  grotte de Kadang et  la gorge d’Afaka,
  • Don  ‘iikiton  à Mouken,
  • Monts    Ndoussang et Ndoukan à Bapé (anciens volcans  éteints) et vestiges   de  la  conquête allemande (1900-1905)  et la conquête  française (1916-1920),
  • Dorsale  Lémandé, Monts  Djérémé  à Tchékos  et Ikono  à Osimb  II (1500  rn),
  •  Dorsale Yambetta, Monts Konkidoum (1500 m), gîtes des singes et des phacochères, Kon,  Madong, kon  Edop, Bamoko etc. ,
  • Plateau Banen, Monts  Somo  à Ndikiniméki (ancien emplacement   du poste militaire  allemand),  Mboka  (1500 m) et Nehondo dominent  Ndikiniméki  de plus de 200 m,
  • Plateau    Balôm et   Ngoro, monts Ngoro  au pays  Djanti  à Bata  Deuk (2000m),  d’où  on aperçoit   le Mont­ Fébé  et la dépression  Tikar.
Un commentaire pour “Configuration économique du Grand Mbam
  1. Jean Baptiste Mpélé Bodiong dit :

    Bonjour,
    Poursuivant mes recherches sur la présence allemande au Cameroun dans le cadre du Centenaire de la guerre 14-18, je tombe sur votre relative aux actions économiques du Grand Mbam.
    Vous sera-t-il possible de me communiquer des infos sur la présence administrative, culturelle et économique de l’Allemagne dans notre cher département?
    Fraternelles salutations en ce dimanche 27 juillet.informations

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