Festival Mbam’Art 2012 : Traditions et Développement

Moute-camille_001

Mouté à Bidias Camille, Président Exécutif

Nous assistons au cours de ces dernières années, à la disparition progressive des éléments fondamentaux de la culture mbamoise. Ce constat est d’autant plus accentué que la jeunesse qui constitue, à bien des égards, l’avenir des peuples ou « le fer de lance de la nation », s’intéresse de moins en moins à cette culture. Son regard est plutôt tourné vers ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui le modernisme, qui en fait est empreint de la culture des autres. La moindre création occidentale est la bienvenue. Nombreux sont les jeunes qui semblent éprouver quelques réserves à l’approche de leur patrimoine passé et actuel. La responsabilité de certains parents est aussi engagée dans ce phénomène de méconnaissance, car ils rechigne ni  initier leurs enfants dès le bas âge à parler nos langues, à connaître et vivre notre culture (alimentation, habillement, danses, etc.). Il est ainsi effrayant de constater que nous perdons au fil du temps nos valeurs fondamentales.

Or, « la tradition et la culture sont à la fois l’âme et l’esprit d’un peuple. En d’autres termes, la tradition est à la base de la civilisation d’un peuple et à ce titre, elle devrait être jalousement préservée et transmise de génération en génération. Elle est un héritage qui constitue le vecteur d’identité et de spécificité d’une communauté humaine.

Aujourd’hui, certains pensent qu’il y a dualisme entre tradition et modernité, laquelle modernité est fortement marquée par le matérialisme, la tradition étant parfois perçue comme rétrograde et réservée aux petits peuples  « villageois ».

Face à cette problématique, la question que I’on est en droit de se poser est de savoir, comment faire pour que nos traditions résistent, s’adaptent et perdurent dans un monde en constant développement ? Mais en fait, la véritable question à poser est celle de savoir s’il y a réellement opposition entre tradition et développement. Y a-t-il dans l’histoire un peuple qui s’est modernisé sans ses traditions ? Peut-on se développer en reniant sa propre culture ?

L’histoire passée et contemporaine nous prouve le contraire, à savoir qu’aucun peuple ne peut durablement se développer sans sa culture et ses traditions. Même les Etats-Unis d’Amérique, première puissance mondiale faisant partie des nations récentes (1776), se sont bâtis une culture tout au long de leur développement. Au point où on peut parler aujourd’hui d’une identité américaine, caractérisée par un certain nombre de pratiques, symboles, rites et vestiges. Le développement de notre pays et particulièrement celui de notre « région », le Mbam, passera nécessairement par la valorisation de nos cultures et traditions.

Cette valorisation doit tenir compte des nouveaux défis du moment. D’où le souci d’adapter nos traditions sans les aliéner. C’est précisément à cette tâche que s’attèle Mbam’Art depuis sa création. La sixième édition de ce festival a ainsi pour thème « Tradition et développement ». Il donnera l’occasion dans ses articulations, de présenter les différents aspects de cette question, et surtout d’en discuter lors de la conférence scientifique du 22 février 2ûL2 à Ndikinimeki » Au cours de cette édition, quelques innovations ont été apportées, notamment, la construction d’un grand stand « Musée du Mbam’Art », où vous découvrirez des objets datant des siècles derniers et Tout le savoir-faire du passé du Mbam. Un accent particulier a été mis sur le volet productif et créatif de nos entrepreneurs du secteur agro-pastoral et de la transformation. Cependant. cette sixième édition va remettre au goût du

jour toutes les autres articulations qui ont contribué à bâtir la renommée et la célébrité de l’événement : la Journée gastronomique baptisée « Traditional meal day » ou « Comme au village » ; le « festi-vin », l’élection de la miss Mbam’Art, la marche sportive, etc.

Notre espoir est qu’à travers ces différentes articulations, vous y trouviez un grand intérêt, afin que la fête soit belle et qu’elle connaisse un succès encore plus éclatant que les précédentes éditions.

Bienvenue et bon festival sur les terres bénies du Grand Mbam !

Festival des Arts et de la Culture Mbam’Art 2017
- Date : du 20 au 26 novembre 2017
- Lieu : Ngambé-Tikar & Bafia
- Termes de référence
- Dossier marketing
- Bon de souscription

Contact :
Tel : (237)677701340 Mail : mbamart@mbamart.org
7ème Festival des Arts et de la Culture du Grand Mbam : Mbam’Art 2015
Videos


Sponsoring

Afficher la page
Discours

Discours du Maire de la Commune de Bafia, Nwatsock Max Abraham... Lire

Discours du Président Exécutif de Mbam'Art, Moute à Bidias Camille... Lire

Discours du Secrétaire Général du Ministère des Arts et de la Culture, Mouhtar Ousmane Mey... Lire

Plaquette du Festival
Articles récents

Lancement des préparatifs de Mbam'Art 2017... Lire

Morts précoces dans la famille Mëlèya’a ... Lire

Le Canton Koro (Bafia) : Son histoire... Lire

Le village Lable et sa Chefferie (Bafia)... Lire

La Chefferie Ribang (Bafia)... Lire

Le mariage traditionnel chez les Bëkpäg (Bafia)... Lire

 

Animation du site

Animateur du site : Abolo Jean Claude
Tel : (237) 242 00 24 70/677 70 13 40
E-Mail : mbamart@mbamart.org


...

Mbam’Art & Développement

ONG N° 000384/RDA/BAP
Fondateurs : Moute à Bidias Camille, Bidias à Ngon Bernard, Massan à Biroko;
Président exécutif : Moute à Bidias Camille;
BP xxxxxxx: Tél : (237) 242 00 24 70
E-mail : mbamart@mbamart.org

A propos de

Pour toute information et publication dans ce site, contactez-nous:
Email : mbamart@mbamart.org